Tout temps passé a terre n'est qu'un intervalle de surface.

Rascasse sa mère!

Malgré le titre assez peu charmant, je dois avouer d’emblée que la rascasse volante/poisson lion est sans doute mon poisson tropical préféré.

Je dois en voir tous les jours et de toutes les sortes, et je ne m’en lasse jamais. Je trouve ce poisson a voile très beau.

SAUF QUE ! … 

La semaine dernière j’étais en train de guider un énorme groupe de deux personnes et nous tombons sur une jolie anémone de mer. Histoire de me stabiliser juste a coté d’elle pour apprécier/montrer les poissons clown et autres crabes porcelaine, je pose ma main sur un caillou juste a coté. Malheureusement, mon geste extrêmement brutal a du effrayer une rascasse volante qui dormait tête vers le bas sous l’anémone. Et en se sauvant, cette sale bestiole m’a piqué a la main. 
Ça fait un mal de chien, Didiou!
D’ailleurs, le titre de l’article représente a peu prés ce qui m’est sorti de la bouche du détendeur a ce moment là…

Frappé d’un uppercut a l’index par la rascasse  type Pterois Antennata, je commence à me demander si je dois remonter, mais finalement la douleur à l’air d’aller, et je n’en suis qu’à 20 minutes de plongée. Autant ne pas gâcher la plongée de mon duo. 
En plus de cela, mon sens exacerbé de la pédagogie reprend le dessus: Je montre ma plaie béante d’au moins 1mm qui pisse le sang et explique via mon ardoise qu’a notre profondeur le sang apparaît vert et que je suis donc un Alien.  
C’est aussi plus ou moins à ce moment là que je commence à sacrément douiller. C’est que ça fait mal, cette bestiole ! 
Je prend mon mal en patience et j’attends la fin de la plongée. Dès le retour sur le bateau, où il faut bien sûr sauver les apparences et sourire, je commence à mettre mon doigt dans un gobelet déjà chaude, car le venin est thermolabile (qui est détruit par la chaleur, comme ça vous apprenez un mot à ressortir en dîner mondain). D’un autre côté, je m’y prendre un peu tard car je commence à sentir l’épaule engourdie et je constate aussi que mon index à un peu doublé de volume… 

Dès le retour au Club, je fonce à l’infirmerie (après avoir lancé le compresseur Nitrox pour gonfler les bouteilles de la plongée suivante, conscience professionnelle oblige).
Arrivé là: piqûre ! Cortisone, et aussi une petite dose d’antihistaminique (tiens, un autre mot a ressortir en société). Le tout agrémenté de douleurs pour plusieurs heures…

Donc voila, autant la rascasse volante/poisson lion est superbe, autant ca fait pas du bien quand on la caresse dans le sens des nageoires. Bon, de là a vouloir mettre des gants a chaque plongée pour se proteger comme je vois parfois des clients faire, c’est un peu exagéré.

Et puis, encore une fois c’est vraiment tres beau. Surtout les juvéniles:

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