Tout temps passé a terre n'est qu'un intervalle de surface.

Test de la Suunto D6i apres 80 plongées

En Janvier dernier, je me suis fait offrir un très bel objet, la Suunto D6i All Black.

Plutôt que d’écrire un test dès son arrivée sur mon poignet, je me suis dit que j’allais l’éprouver un peu avant d’en parler.
Voici donc mes impressions et mes astuces, environ 80 plongées plus tard.
 
EDIT : Entre temps, j’ai reussi a effectuer un bon millier de plongées avec cette montre. cliquez ici après la lecture de ce test pour en savoir plus. 

1) DESIGN – Cosmétique d’une belle montre.

J’aime les belles montres, c’est un fait. Et au premier abord effectivement la D6i en est une. Un peu épaisse, mais beaucoup moins « tank » qu’une D9 ou une DX. En fait, je la trouve plutôt esthétique et très bien dessinée. Ce que j’ai pu avoir à reprocher à la D9 par exemple c’est d’avoir une lunette qui remonte vers l’extérieur et augmente cette impression de grosseur. Là, c’est du tout arrondit.
Quatre boutons autour du boitier, une connectique USB discrète sur le côté, et le capteur de pression de l’autre. Ma D6i est le modèle « all black » et vient avec une finition noire absolument superbe, ou tous les détails sont noirs a la différence d’une D6i « classique » ou blanche. Mais ça, c’est une question de gout, évidemment.
Différentes versions: normal, acier, noire, blanche et acier noire (ma chouchou)
Ensuite, il faut aussi savoir que les D6i sont vendues sous deux versions : bracelet élastomère ou métallique.
Et là, nuance ! Le choix ne sera pas forcement une question de gout.
Passage obligé chez un horloger pour
faire enlever quelques maillons. L’ennui d’avoir
de petits poignets!

Le bracelet métallique est une bizarrerie de chez Suunto. Certes, c’est beau et classe, mais complètement inutile si vous plongez en combinaison et que vous souhaitez mettre votre ordinateur au poignet, au-dessus du néoprène. Car effectivement, le bracelet acier n’est pas réglable ! En parlant un peu avec quelqu’un de chez Suunto, j’ai eu la demi confession que la cible marketing est le plongeur qui ne plonge pas. C’est franchement dommage lorsque juste à côté, je possède une submariner qui a tout simplement un maillon rétractable qui permet d’ajouter quelques centimètres de circonférence selon la combi que je porte. L’inspiration était a porté de main pour Suunto.

D’un autre côté, je plonge sans combinaison ou alors avec une 3mm ou je peux retrousser le manchon pour porter la D6i avec son bracelet métal. Donc dans mon cas particulier, cela n’est pas un problème.
Autrement, il faut penser au bracelet élastomère, qui est livré avec une extension de bracelet !
Ce bracelet a l’air assez solide. Plus en tout cas que celui de l’ancienne version de la D9 qui a eu pas mal de problèmes de casse spontanée j’ai cru comprendre…

2) LES CARACTERISTIQUES.

 
Deja, voici ce que nous présente le fabriquant via un simple copier-coller du site Suunto:
·         Boîtier en acier et verre en cristal de saphir avec revêtement antireflet
·         Algorithme de décompression continue complète – Suunto RGBM
·         Changement de mélange gazeux jusqu’à 3 gaz
·         Cinq modes : air, nitrox, profondimètre, apnée et désactivé
·         Fonction de temps d’apnée innovante et compteur de temps en modes air/nitrox
·         Boussole numérique 3D à compensation d’inclinaison intégrée
·         Logiciel pouvant être mis à jour
·         Option de gestion de l’air sans fil — pression actuelle de la bouteille, temps d’air restant
·         Planificateur de plongée intégré
·         Journaux graphiques détaillés et données de plongée accessibles sur PC/Mac via le logicielSuunto DM4
 
 
Maintenant voici ce que je peux en dire après utilisation :
Dans les faits et pour la partie plongée, nous sommes en présence d’un ordinateur très complet. Bien entendu, il passe en mode plongée dès qu’on saute dans l’eau, mais la grosse avancée par rapport à la précédente génération de D9 (à l’époque, seule montre ordinateur avec gestion d’air de chez Suunto) c’est qu’il n’est plus nécessaire de lier la montre avec l’antenne du détendeur avant chaque plongée. Maintenant, la D6 garde en mémoire le code de la sonde ! C’est tout bête, mais lorsque vous faites 3 plongées par jour, c’est un luxe de n’avoir qu’à ouvrir la bouteille, mettre le gilet sur le dos et se lancer !
Sous l’eau, l’affichage est clair, précis. Il n’y a pas à revenir sur la taille des informations : si vous choisissez une D6i c’est que vous avez les yeux pour ! Autrement, il y a le très bon Vyper Air qui fait la même chose mais en plus grand.

Dans l’hypothèse donc que vos yeux ne voient aucun inconvenant à la taille de l’écran, nous sommes donc en face d’un écran précis et complet :

  • En haut, la profondeur
  • Au milieu, l’autonomie en air exprimé en minutes, et le temps de non-décompression.
  • En bas, diverses infos qu’on fait défiler avec les boutons du bas : le temps de plongée, la température, l’heure, et la quantité d’air en bar de la bouteille

Mais avec une utilisation plus poussée, on peut voir s’afficher d’autres infos :

  • Au milieu, si vous avez activé l’option palier profond (DeepStop), ce dernier va s’afficher à la place de l’autonomie en minute. Il suffit de laisser appuyer sur le bouton inferieur gauche pour repasser à cette dernière donnée.
  • En bas et en mode nitrox, vous aurez aussi le choix d’autres options telles que l’OLF, le pourcentage d’O2, la PPO2…

Suunto, c’est aussi et avant tout un fabriquant de compas. Et la D6i en embarque un très bon, utilisable même avec le poignet relevé. Il est parfois décrié parce qu’il se dérègle souvent sur quelques jours. C’est vrai : J’ai sur mon uniforme de travail un badge magnétique avec mon nom, qui a la sale tendance à donner le tournis à mon ordinateur. Un simple recalibrage avant une plongée permet de tout faire rentrer dans l’ordre, cela ne prend que 5 secondes.

Badge aimanté et compas Suunto ne font pas bon ménage

 

Pour les plus techniques d’entre nous, sachez aussi qu’il est possible de passer d’un mélange a un autre en cours de plongée nitrox. Pratique si vous commencez une plongée a l’air et que vous la finissez au Nitrox, voir à l’O2… Par contre, la D6i n’accepte qu’une seule antenne, et donc qu’une seule bouteille en terme de gestion d’air.
Les alarmes sonores sont clairement identifiables. Il est assez dur pour moi d’expliquer et retranscrire les différentes sonorités a l’écrit, mais à l’utilisation il y a bien des alarmes différentes pour indiquer une remonté rapide, un Deep Stop à effectuer, un temps de non-déco dépassé, un palier à effectuer, les 50 bar atteints, la bouteille vide… etc. Rassurez-vous, ce n’est pas non plus le concert symphonique que les Aladins tout gris nous ont habitué au long des années (« Mon Dieu, une remontée rapide sur 30cm, je dois biiiiiiiiiiiiiiiiper et biiiiiiiiiiiiiiiiper ! » Je pense que beaucoup de monde sait de quoi je parle)

Les Points perfectibles :

  • Encore une fois, le bracelet métal n’est pas fait pour les plongeurs (en eau froide)
  • On ne peut pas passer du mode Gauge au monde Ordinateur de plongée sans attendre 48h !! Faites une erreur pendant vos vacances plongée d’une semaine et vous êtes bons pour louer un autre ordi, car il n’y a pas de Hard Reset de la déco de la D6i
  • La super sonde Suunto nouvelle génération avec LED intégrée pour montrer que le pairage a bien été effectué… La LED est… invisible. Il faut vraiment mettre les mains autour de la sonde, pour que nous puissions voir une toute petite lueur verte. Rien à voir donc avec la photo de Suunto.

 

La LED verte a la base du transmetteur. En réalité je me suis rappelé son existence en écrivant l’article.
Je ne l’ai en fait jamais vraiment aperçu.

Pour conclure :

Acheter une montre ordinateur, c’est choisir un signe extérieur de richesse de plongeur. Mais c’est aussi faire le choix d’avoir un appareil pratique, que l’on porte en permanence lors de son séjour plongée.

Choisir une D6i c’est choisir tout cela : une montre esthétique, pas trop grosse, bien dessinée, couplé à un ordinateur extrêmement complet, intuitif et facile d’utilisation. L’ordinateur convient aussi bien au plongeur loisir qui restera toujours dans sa courbe de sécurité, qu’au plongeur avancé qui choisira de plonger au mélange a l’oxygène, en dépassant sa limite de non-décompression et d’utiliser pourquoi pas deux ou trois bouteilles… C’est l’adage « Qui peut le plus, peut le moins » qui prend son sens ici.

Si bien entendu vous avez des questions a propos de ce bel objet, n’hésitez surtout pas! 

Classé dans :Équipement de plongée, Ordinateurs

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